Une des plus grandes qualités du camping est sans aucun doute la proximité qu’elle offre
avec la nature.
Me voici donc assise en ce magnifique petit matin d’avril à regarder le lever du jour sur
le bord de l’océan et ce, à quelques mètres seulement de notre camper. Le bruit des vagues m’a d’abord réveillée, puis le soleil levant m’a
convaincue de sortir de mes draps pourtant douillets.
Depuis un peu plus de 2 semaines, nous sillonnons lentement le nord de la côte-est australienne et nous approprions les splendeurs de sa vie sauvage. Le temps n’étant plus un facteur majeur dans l’équation de
notre planification quotidienne puisqu’il nous reste tout juste 2000 kms de route pour rejoindre Sydney et encore 6 belles semaines de temps australien. Nous avons ralenti le pas et notre nouveau
rythme nous récompense de magnifiques spectacles et expériences.
Hier soir justement, j’ai vécu quelque chose de bien particulier… J’ai partagé un
morceau de pain avec un opossum directement de ma bouche (L’opossum est le plus petit mammifère
australien de la famille des kangourous, les marsupiaux) . Victorieuse de ne pas m’être endormie avec Thomas en le couchant
comme c’est le cas à 99% du temps, nous sommes ressorti Stéphane et moi vers 21h00 pour s’assoir sur le bord de l’océan et contempler le ciel. Il y avait deux hommes dans un petit gazebo juste à
côté de notre camper qui essayaient de faire descendre un animal de l’entre-toit. J’ai d’abord pensé qu’il s’agissait d’un chat mais les gentils messieurs m’ont rapidement rappelée à l’ordre en
me présentant leur nouvel ami. La petite bête sauvage avec son air de ‘boîte à surprise’ s’était accumulé des morceaux de pains sur sa planche et n’avait pas du tout l’intention de quitter son
repas. L’un des 2 hommes s’est donné pour mission de faire tomber ma crainte et me faire approcher l’animal. Poussée par ses encouragements soutenus (on pense qu’il avait un petit verre dans le
nez) nous avons nourri et caressé le bel animal et j’ai même osé imiter mon ‘mate’ en lui donnant à manger directement de ma
bouche…
Le nord du Queensland c’est là où le Bush rencontre l’océan. C’est là où s’étend dans
toute sa splendeur la grande barrière de corail. C’est là où des centaines d’îles sont accessible pour des excursions d’un jour ou plus. La diversité des activités qui s’offrent à nous est telle
que nous pouvons facilement dans une même journée aller faire de l’apnée le matin sur la grande barrière de corail et se retrouver en après-midi face à face avec un gros lézard dans un des
magnifiques sentiers pédestres de la forêt tropicale.
Plusieurs phénomènes locaux viennent aussi composer nos journées comme la présence de
méduses dangereuses sur les rives des tropiques entre novembre et mai. On dit qu’une piqure de ces ‘méchants Woushi’ Comme dit Doris dans le film Némo, peut occasionner des problèmes de santé
grave pouvant aller jusqu’à la mort… La menace est assez sérieuse pour nous empêcher de nous baigner sur plusieurs des plages. Heureusement, les villes ont installé des filets qui permettent de
délimiter des zones plus sécuritaires pour la baignade. De ce côté-ci de l’île, dame nature nous gâte de son meilleur climat. Une température idéale qui oscille autour de 30 degrés le jour et de
20 la nuit nous permet de profiter pleinement de nos journées et de dormir avec une petite brise sans le grondement polluant de l’air climatisé, quel délice!!!
Chaque journée nous apporte sa beauté, son moment de grâce. Tantôt ce sont les magnifiques
papillons géants et multicolores qui vire-volent autour des fleurs de la haie en bordure du camping. À un autre moment c’est un bel oiseau, encore un nouveau, qui prend le temps de venir nous
faire la jasette avant de continuer sa route.
L’autre jour, c’était la journée des grenouilles! À Port Douglas, nous avons campé à côté de 2 familles avec plusieurs enfants. Bien que plus âgés que Charles-Olivier et Thomas, ils ont été vraiment chouette
avec eux. Le matin du deuxième jour, les grandes filles sont venues les chercher par la main et les ont amenés à la chasse à la grenouille! Des anges au paradis, c’est pas compliqué, ils étaient tellement contents. Avec beaucoup de patience et les moyens dont elles disposaient pour contrer la barrière de la langue, elles
leur ont enseigné comment les attraper, les tenir dans leurs mains, etc. Nous avons tous appris que les petites bêtes avaient besoin d’être arrosées environ à toutes les 2 minutes pour ne pas
souffrir de déshydratation. Elles sont vraiment belles les grenouilles australiennes. D’un vert qui tire parfois sur le fluo avec leurs gros orteils elles ont l’air de bibelots quand on les tient
dans nos mains…
Puis un petit incident marquant la rencontre d’une autre espèce est venue ternir cette
belle journée… Notre petit Tom a eu le malheur de marcher trop près du nid d’insectes de la même espèce que nos abeilles. Elles sont plus petites et piquent encore plus fort selon le témoignage
de la responsable du camping qui est une victime expérimentée de ces méchantes bestioles. Il a été bien raisonnable notre petit loup malgré ses 8 grosses piqures.
Et c’est ainsi que se déroule jusqu’à présent notre deuxième moitié de visite en
Australie. Nous sommes maintenant de vrais intégrés et profitons à 200% de tout ce que notre pays hôte a à nous offrir. Les activités nautiques sont quotidiennes au grand bonheur des enfants et
au nôtre aussi. Presque tout les repas se font en plein air et si ce n’était pas des moustiques qui nous cassent un peu les pieds (surtout les miens) nous aurions certainement risqué la nuit à la
belle étoile parce qu’elles sont tellement belle et brillante les étoiles ici!
Nous poursuivons donc notre route vers le sud et vous donnerons certainement d’autres
nouvelles bientôt!
L4F
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